Le baby-blues… Une histoire d’hormones, vraiment ?

Il y a quelques temps, j’avais commencé à vous parler des joyeusetés insoupçonnées du post-partum. Aujourd’hui, on sort les mouchoirs : voici venu le temps, non pas des rires et des chants, mais des cafards et des larmes; malheureusement.

Car quand on parle de post partum, difficile de passer à côté du cafard de bébé. Ou baby-blues; dans la langue de Brian (qui est toujours in the kitchen) (depuis 27 ans). Le Baby-blues. Cette chute hormonale, qui, quelques jours après l’accouchement, serait à l’origine de probables épisodes de déprime chez les jeunes mamans. Mouais …

Découverte N°5 : Hello, baby-blues !

Replaçons cela dans son contexte, voulez-vous.

Voyons voir. Prenons quelqu’un (un homme au hasard), et imposons proposons-lui cette petite expérience. Pour commencer, demandons-lui d’adopter un mode de vie monacal pendant plusieurs mois (on va dire 9, toujours au hasard). Exit les petits plaisirs : plus de tabac ni d’alcool évidemment, mais l’on supprimera également les sushis, les huîtres, la charcuterie, le fromage, et même … la viande saignante. Désolée mec… (tu te vengeras sur les frites).

Frites - Le Baby Blues Vraiment ? Blog Maman ne le dites a personne

[NDLR : On voit déjà les limites d’une expérience qui ne pourra rester que virtuelle, aucun homme n’étant capable de se priver de tout cela plus de 10 jours.]

Mais bref, poursuivons. Vous voyez les ceintures de natation pour les gamins qui apprennent à nager ? Celles sur lesquelles on peut ajouter ou retirer des flotteurs ? Parfait pour la simulation. On remplacera juste les flotteurs par des petits sacs de sable façon Koh-Lanta « Allez Michel je te refile 5 Kilos, cours maintenant« . Au fil des mois, on continuera de doter Michel de nouveaux petits sacs dodus, que l’on pourra également accrocher autour de ses chevilles ; jusqu’à atteindre une bonne dizaine de kilos (Sauf si Michel abuse des frites – ce qui a de grandes chances d’arriver -, auquel cas nous le lesterons de quelques « kilos bonus »). Toujours pour le bienfondé de l’expérience, nous serons rapidement dans l’obligation d’être maltraitant : les coups de pieds dans le ventre (voire dans le dos) sont donc autorisés. Les derniers mois, nous réveillerons Michel toutes les 2 heures, toutes les nuits. Il faudra faire preuve d’originalité pour ces réveils, petits coups dans l’abdomen, pression sur la vessie, simulation de crampes… à nous d’être créatifs ! Finalement, au bout de ces 9 mois, nous le sortirons subitement du sommeil et lui ferons immédiatement courir un semi-marathon. Sans échauffement évidemment ; il se lève et il court le bonhomme. Et jusqu’au bout, aucune pause ne sera tolérée ! (On peut tout de même l’encourager. Lui demander l’air ahuri : t’as mal là ? Et puis lui demander si ça ne l’embête pas que l’on dorme un peu, le temps qu’il avance ?)

A l’arrivée, Michel sera immédiatement enfermé avec un nouveau-né tout frais, tout mignon, tout hurlant; dans une chambre close, et dans laquelle nous rentrerons bruyamment toutes les 2 heures environ, pour lui poser diverses questions, lui demander de nous montrer comment il s’y prend pour donner le bain, le biberon, ou simplement inspecter son intimité – on invitera les stagiaires pour cette partie là -. En fonction de notre humeur (et de notre degré de compassion), nous ferons aussi venir les beaux-parents et la famille pendant ce laps de temps – idéalement quand le petit dort, il ne faudrait pas que Michel ne puisse trop se reposer non plus.

C est dur - Le Baby Blues Vraiment - Blog Maman ne le dites a personne

Tssstsssstsss. Ce n’est pas fini. Il nous reste à ramener Michel et son rejeton à la maison, l’aider pendant quelques temps à donner le bain ou changer les couches, voire donner un ou 2 biberons la nuit; puis; le laisser se débrouiller seul après une dizaine de jours. Allez Michel t’es grand, t’as bien dû dormir 10h (en 15 jours); tu peux le faire !!

Je suis sympa (si, si). J’épargne à notre ami les désagréments de l’allaitement et les « suites de couches », car il serait tout de même cruel de lui taillader les tétons ou le postérieur pour le plaisir de l’expérience ; cela dit ; on peut en contrepartie lui proposer une petite épilation des parties intimes histoire de lui donner un juste aperçu des douleurs que l’on peut ressentir par moment ?!

Bref. Vous voyez l’idée, j’en suis sûre.

Alors. A votre avis, il est dans quel état le Mich-Mich après ça ? Je ne sais, peut-être un poil fatigué ? Voire irritable ? … Voire carrément déprimé ?!

Enfin, je n’en sais rien hein ; mais quand je vois dans quel état je récupère parfois Biquet après une mauvaise journée au taf (« Non mais là je suis EX-TÉ-NUÉ ») ; je me dis qu’il ne serait probablement pas au top.

Mais nous, pauvres et faibles femmes que nous sommes ; ce n’est pas la fatigue accumulée qui nous déprime et nous fait pleurer quelques jours après l’accouchement ; NON !

Ce sont . . . les HORMONES.

ÉVIDEMMENT ! Comment pourrait-on être épuisées au point de pleurer devant les Z’amours (si si, c’est possible) (non, même pas de dépit) (et oui; c’est moche.) Alors que nous tenons dans nos bras – jours et nuits – notre plus belle réalisation ? M’Enfin ?! Alors ; on met ça sur le dos des hormones. Attention, je ne suis pas en train de dire qu’il n’y a pas de bouleversement à ce niveau là. Mais une petite voix me dit que même sans cela, après une telle épreuve et tous ces chamboulements ; on serait quand même nombreuses à avoir ce « petit » passage à vide… non ?

Pleurer - Le Baby Blues Vraiment ? Blog Maman ne le dites a personne

Honnêtement les gars. (Enfin, les filles). C’est une vraie question que je me pose. Même si l’on reconnait (timidement) le rôle de la fatigue dans l’apparition du baby-blues; j’ai la désagréable impression que l’on se contente bien souvent d’incriminer les hormones. Et que dans ce cas précis, c’est bien pratique. Pas besoin de revoir l’accompagnement des jeunes mamans ; ou la durée du congé paternité ni même celui du congé maternité ; pour aider les mamans à se reposer un peu. Mais non, ça ne servirait à rien, puisque de toute façon, ce coup de blues est hormonal. Et si c’est hormonal ; c’est normal… .

Alors, MESDAMES…

Qu’en pensez-vous ? Fatigue ? Hormones ? Avez-vous ressenti ce fameux baby-blues ? Comment l’avez-vous vécu ? Personnellement j’ai effectivement eu un gros coup de barre la semaine suivant l’accouchement, mais qui n’a heureusement -et miraculeusement- pas duré plus de quelques jours. En l’occurrence, dès que j’ai pu dormir un peu, je me suis tout de suite sentie mieux. (Cette phrase est sponsorisée par Epeda).

Je fais enfin un dernier parallèle, car à l’arrêt de la pilule, j’ai par contre eu un vrai passage à vide – que je ne m’explique toujours pas – de plusieurs semaines … Avec des symptômes identiques à ceux décrit pour la dépression post-partum… . Et dans ce cas; on m’a bien parlé de coup de fatigue, mais jamais de possibles effets secondaires à l’arrêt de la pilule (15 ans sous hormones de synthèse et il n’y aurait absolument aucun lien … hum hum). Alors, coïncidence ? je ne crois pas … (encore un coup des chinois du FBI). Mais il parait que je suis parano…  Alors surtout, ne le dites à personne ;-).

Et pour retrouver les autres joyeusetés du post partum, c’est ici :

Découverte #1 : Les tranchées et les lochies

Découvertes #2,3 et 4 : Votre nouveau corps, les « petits désagréments », la pudeur ?!


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Les hormones ont "bon dos", parfois ... Mais le baby-blues est-il uniquement lié à cela ? #babyblues #jeunemaman #postpartum Blog Maman Bordeaux Ne le dites à Personne

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50 commentaires sur « Le baby-blues… Une histoire d’hormones, vraiment ? »

  1. Non mais là, vraiment, article absolument génial ! D’utilité public, pour tous les hommes (et ceux qui nous regardent compatissants mais continuent à nous parler au lieu de nous laisser DoRMIR) !!!! Merci !!!

  2. Oh que oui ! Après 1 semaine d’hospi, 48 heures de contractions, une césarienne à minuit, un retour en chambre à 05h00 du mat’ et 15 visites dans l’après-midi, ma mère s’est étonnée de me voir si fatiguée et si peu heureuse !! Non, mais des fois, je te jure… Alors clairement, la fatigue (l’épuisement même) et les hormones doivent jouer mais je pense que l’on met bien plus facilement cette déprime sur leurs dos plutôt que sur le dos de la fatigue…

    Merci pour cet article qui m’a bien fait sourire

    Bonne journée

    Virginie

    1. Merci Virginie, toujours un plaisir de te voir ici 🙂
      Et oui c’est vrai qu’après une césarienne la fatigue doit être encore plus intense !! C’est clair que les remarques du type « oh tu as l’air fatiguée… » sont, comment dire … un peu étonnantes 😉

  3. Ouah quel bel article et drôle! C’est sûr les hormones ont leur rôle mais la fatigue aussi! Mon mari me disait que parfois pour faire craquer les détenus on les empêche de dormir! C’est une vraie torture la privation de sommeil!

    1. Ah mais c’est ça ! J’ai toujours vécu le manque de sommeil comme la pire chose qui soit … Et quand mon petit me réveillait dès que je commençait à plonger quand j’étais à la maternité j’ai cru péter un plomb ! Heureusement j’ai résisté … mais on devrait bien nous décerner une médaille tiens !!

  4. Mais MDR MDR MDR ! C est trop drôle et trop vrai ton article ! Ben tu nous donnes la parole mais pas grand chose à ajouter ! Tout est dit ! C est vrai que tout mis bout à bout, on fait jamais trop l’introspective mais c’est énorme tous ces chamboulements physiques, physiologiques, mentaux, hormonaux, biologiques, intellectuels ( ben oui ! Soit disant qu on y perd des neurones aussi !) … en quelques mois. Donc oui, a priori, les hormones sont loin d être les principales responsables !

    Merci encore pour ce super article

  5. Je milite pour plus d’expérimentations scientifiques comme les tiennes! Pour ma part, j’ai je crois réussi à passer à côté du baby blues (à moins que j’ai oublié, à vrai dire?), en tout cas rien de trop lourd dans mon cas. Je pense qu’il y a effectivement les hormones, mais oui, beaucoup de fatigue qu’on finit tellement par considérer comme « normale » qu’on oublie de la prendre en compte…Ajoutes aussi le fait qu’il faut finalement se déhabituer de 9 mois de sensations, et passer d’un coup à un ventre flasque, mou et vide alors qu’on avait pris l’habitude de ces petits coups et de ces tendres mots sussurés… un peu plus de tact, de bienveillance et d’empathie chez le corps médical et les proches, déjà, et ça irait bien mieux…

  6. Tout ce que tu as décris est tellement vrai mais les hormones y jouent énormément aussi. C’est aussi que l’on prend une grosse claque quand même… on devient maman et on se rend compte qu’effectivement tout est loin d’être rose.
    Un plaisir de te lire…

    1. Merci à toi de me lire ! 🙂
      Et oui on a beau lire entendre tout ce qu’il faut savoir sur la maternité, on y est jamais vraiment complétement préparé ! et c’est tant mieux, c’est aussi merveilleux de pouvoir découvrir par soi-même ces « surprises » !

  7. Olala mais c’est tellement ça ! Va falloir que je fasse lire ça à papa ! Merci en tout cas, les hormones je font pas tout et nous ne sommes pas que des hormones non plus 😂 !

  8. Je suis pleinement hilare et complètement d’accord !
    Je n’ai jamais eu ce fameux baby blues et honnêtement je pense que ça vient plus de notre situation particulière que des hormones…
    * Loin de tout et de tout le monde, je suis proche du ZERO visite **un poil plus pour le 4ème car à force on connait un peu de monde quand même ;)** à chaque passage maternité et c’est QUE du bonheur !!! Le Papa **puis les enfants par la suite** venait simplement dîner avec moi.
    * Dans notre mat à partir du moment où l’on fait dodo, ils nous laisse en paix **la porte qui s’ouvre, tête sur le côté et yeux fermés = repars j’ai pas envie :D**. Pourtant ils n’ont aucun label, pas de salle nature, rien de spécial… juste du respect ! **il me semble que ça s’appelle comme ça ;)**. Pour le 4ème j’ai limite été abandonnée 😉 à moi même. Encore une fois QUE du bonheur…
    *Nous nous déplaçons pour les visites et montrer la bête. Donc Nous gérons comme Nous voulons, qui Nous voulons et quand Nous voulons !
    Alors pour nous c’est facile, c’est la situation géographique qui a fait que 😉
    Mais je pense que tous les parents ont le droit de GERER eux-mêmes cet instant et que ça ne peut leur faire que du bien. On ne peux rien contre la variation hormonale, mais on peut contre tout le reste. Il ne faut pas avoir peur d’envoyer bouler **gentiment ou pas** les gens et de les faire attendre que NOUS soyons prêts !!!

    1. Tu as tellement raison, mais c’est vrai qu’on ose pas toujours dire aux gens de nous foutre la paix ! Et même si on y arrive certains ne l’entendent pas et n’en font qu’à leur tête … En tout cas ta maternité a l’air géniale !
      Merci d’être passé et d’avoir pris le temps de laisser un mot !

  9. J’ai encore bien ri en lisant ton article et en imaginant ce fameux Michmich ! Pour avoir vécu le baby blues je dirais que certes y’a une part d’hormones mais la fatigue est le facteur clé à mon sens ! Il n’est pas évident de trouver le rythme mais ca vient 😉

    1. Michmich a livré son corps à la science il ne savait pas ce qu’il faisait le pauvre 😉
      J’espère en tout cas que tu as pu te reposer et dissiper ce f*** baby-blues, il est sur que c’est plus simple si on a des personnes qui peuvent de temps en temps nous aider en prenant le relai .. !

  10. J’adore ton article avec cette expérience sur la population masculine ^^
    Bon sinon personnellement, le baby blues, je pense que les hormones y sont pour quelques chose mais effectivement, la fatigue, la monotonie, la lassitude, etc. y contribuent fortement. J’ai eu quelques petits passages à vide après mon accouchement. Ca a bien duré un mois mais pas en continu. Je pense que j’essaierais de prendre un peu plus soins de moi pour un deuxième, peut-être que ça aidera même si ça ne changera rien aux hormones et à la fatigue!

  11. Huhuhu j’ai bien ri merci pour cet article ; -)
    Je le garde de côté pour le relire fin septembre après l’arrivée de bébé 🙂

  12. Je m’en vais en courant crier ton article q tous les hommes que je croiserais! J’ai ris, mais alors j’ai ris! Je rêve de faire subir de multiples tortures à mon cher et tendre qui se plaignait d’avoir mal à la gorge pendant tout le travail… Et qu’il etait fatigué grrrr
    Pour les fausses contractions, on peut utilisé la rééducation abdominale 😝😂 je dis ça, je ne dis rien
    Merci pour ce grand moment, très plaisant!

  13. salut ! ton article m’a bien plu, car en plus d’être très drole (ce qui n’est pas pratique quand tu le lis en loucedé dans un open space plein de ganes sérieux), il correspond à mes réflexions sur le bay blues !
    J’ai d’ailleurs le même type de réflexion sur la supposée irritabilité des femmes pendant leurs règles : elles sont chiantes à causes de leurs hormones. point.
    Bien sur, le fait de passer une semaine à se demander si ton tampon n’est pas en train de lâcher, si tu vas trouver des toilettes potables pour le changer, sans compter les crampes (que je ne subis pas personnellement mais bon je sais que ça peut être très douloureux pour certaines), tout cela n’a aucune incidence sur ton irritabilité ? non non non il s’agit uniquement de tes hormones

    1. Salut Hélène! Pour commencer merci pour ton passage ici ! et désolée de te déconcentrer en open space (même si tu t’en doutes dans le fond ça me fait plaisir de savoir que je t’ai fait rire) !
      Je suis complètement d’accord avec toi sur le sujet des règles!! Là-dessus encore il y aurait de quoi dire…

  14. J’ai eu un gros baby blues pour mon premier qui a commencé à la maternité et s’est poursuivi quelques jours après mon retour à la maison. Je ne me sentais pas spécialement fatiguée mais surtout terrifiée à l’idée de m’occuper d’un si petit bébé ! Je pense que c’est ce qui fut à l’origine de ma petite déprime passagère 🙂

    Et pour mon deuxième, je n’ai absolument pas eu de baby blues, j’étais plutôt la maman la plus heureuse du monde (oui oui !). Je nageais vraiment dans un océan de bonheur ! Par contre j’ai eu un énorme coup de fatigue quelques mois plus tard et j’ai failli faire un burn-out en congé parental.
    Je ne sais pas si ces histoires d’hormones sont vraies, je pense qu’il y a surtout plein de facteurs psychologiques qui ne sont pas pris en compte et tu les expliques très bien (la peur de mal faire, la solitude, la douleur du post-partum entre autres).

    1. Oui ! on a toutes des ressentis différents, et les hormones n’aident surement pas … Le bouleversement est tel que ce n’est vraiment pas étonnant d’avoir un « petit » coup de mou… d’ailleurs ton histoire me fait penser que ce n’est pas anodin si pour le second, le coup de barre arrive souvent plus tard, ça a d’ailleurs été la même chose pour moi ! Mais finalement quand on y pense, les premiers mois d’un nouveau né -quand c’est le second- sont à mon avis moins « sportifs » que lorsqu’il commence à se déplacer et réclamer plus d’attention ! Et quand il y a aussi un ou plusieurs aînés à gérer … J’ai aussi eu gros coup de fatigue aux 7-8 mois du deuxième, et encore maintenant, ce n’est pas facile tous les jours !
      Mais je me console en me disant que mon mari est tout aussi fatigué que moi, et pourtant lui ce ne sont – à priori- pas les hormones !
      Merci en tout cas pour ton message ici !!

  15. Arf, je ne sais pas, la faute aux hormones, la fatigue ou encore à celle de ne plus se sentir « pleine », à celle de devoir partager le petite être que l’on s’était gardé pour soi toute seule pendant 9 mois. va savoir. En tout cas j’ai fondu en larmes le lendemain de mon accouchement pour les deux. J’ai été terrifiée pour les deux. J’ai culpabilisé d’avoir mis au monde un être aussi fragile qui ne pouvait pas survivre seul pour les deux. Bref, le baby-blues, la chute hormonale, oui, mais juste à la clinique. Après c’est clairement autre chose (fatigue tout ça…)
    Tu m’as encore bien faite rire 😉
    Bises!

  16. Oh mais tu as tellement raison ! Que c’est agaçant, cette façon de minimiser la détresse des jeunes mères en mettant tout ça sur le dos des hormones !
    Bravo pour cette démonstration si parlante : à faire lire de toute urgence à tous ceux qui nous donnent de si belles leçons….

  17. ah ben je l’avais loupé lors de sa première sortie celui là !!!
    Je ne me souviens plus trop moi ma bonne dame ça fait presque 10 ans que j’ai accouché maintenant !! -(OMG). Je ne crois pas avoir fait de baby blues, par contre je me souviens très bien d’une chose : la fatigue. Et je me suis même dit que la pire des tortures pour un être humain c’est la privation de sommeil. pas juste une nuit hein, mais au long des semaines, et des nuits entrecoupées qui s’enchainent… et quand tu es en train de t’endormir, et que ton bébé se met à pleurer….. non vraiment, c’était chouette cette période, mais je suis contente quand même d’en être sortie !!! alors oui je suis d’accord, les hormones ont bon dos. alors tu lui as mis des sacs de sables autour du bide à ton mec ????

  18. Pour la première j’ai tenu bon. 9 mois et 25 kilos, 48 heures de contractions, un périnée déchiré jusqu’à la moelle épinière (sans exagération aucune), 6 mois sans dormir plus de deux heures d’affilée, une reprise en catastrophe qui s’est soldée par un accident et une fracture de la maléole. Cette fracture a mis fin à mon allaitement.

    Pour la deuxième rebelotte : 9 mois et 25 kilos (mais j’ai sauvé mon périnée), bébé né avec un RGO et 6 mois passé sans une nuit complète avec un bébé hurlant pendant des heures. Une reprise, en dent de scie et au final une chute (sans fracture, on est plus solide la deuxième fois j’ai l’impression), et un burn out qui a duré 6 mois.

    Je pense que ces pauvres hromones n’y sont pas pour grand chose, mais plutôt la fatigue +++ et la pression qu’on se met à vouloir tout assumer (enfin, c’était mon cas). Bref votre honneur, je vous somme de relaxer ces pauvres hormones qui comme vous l’avez compris par cette brillante démonstration, sont innocentes des maux dont on les accusent et par la présente demande leur relaxe immédiate.

    Et merci pour c ebrillant article !

  19. Comme toi, j’ai tendance à penser que la chute des hormones est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Genre, tu gère au mieux, tu pallies à tout afin de maintenir un semblant d’équilibre et c’est là que BIM les hormones te tombent dessus et que ça part en cacahuète car ça, tu sais pas et tu peux pas gérer.
    Très bon article en tout cas !

  20. Je suis curieusement, une miraculée du Baby Blues. J’ai vécu des accouchement tellement horribles, que j’étais juste super heureuse, après coup, de retourner chez moi avec mon bébé en bonne santé. J’ai juste eu un petit coup de mou un soir à la maternité, quand ma coloc qui était super sympa a changé de chambre! Je me suis mise à pleurer pendant deux heures. Puis, Pinces d’Or est arrivé et c’est passé 🙂

  21. C’est bien vrai.. .Les hormones jouent dans une certaine mesure mais l’épuisement est bien là, bien réel. Et les relations dans le foyer jouent forcément aussi. Malheureusement il y a aussi beaucoup de cas où ce qui est présenté comme un « baby blues » est une vraie dépression post-partum. Et il faudrait davantage en parler !

  22. Pauvre Mich Mich…
    C’est bien, de temps en temps, j’ai une bouffée d’instinct maternel, envie de bébé and co. Et puis je lis ce genre d’article. Et là, je me dis « mouaif, nan ptet pas en fait ! « 

  23. Je viens de tomber sur cet article qui m’a fait beaucoup rire !
    Je suis bien d’accord avec toi ! Les hormones ? OK ! Mais est-ce qu’on ne serait pas un tout petit peu exigent(e)s avec les mamans qui viennent d’accoucher ? (Et lorsqu’elles sont enceintes aussi soit dit en passant ). Je me souviens que certains visiteurs à la maternité se ont été étonnés de me voir …. fatiguée ! Quoi qu’il en soit, devenir mère est une renaissance pour la femme alors je pense qu’elle a droit à des petits coups de mous, une fois bébé arrivé.
    Bravo pour cet article rondement mené !

  24. Cet article est super, et je n’avais vu les choses sous l’angle, c’est facile de mettre ça sur le dos des hormones plutot que de faire un congé paternité mais c’est exactement ça en fait, magnifique !

  25. Tu vois, ton article est terriblement jouissif. Rien que parce qu’on aurait parfois envie de prendre tous les Michel de la terre et de leur faire subir tout ça!
    Perso, j’imagine que les hormones ont un impact (y a qu’à voir le syndrome prémenstruel que je me tape) mais je crois qu’il est mineur par rapport à tout le reste.
    Tiens, pour ma première grossesse, j’ai eu une césarienne programmé, un vendredi midi. La nuit, je la passe en soins continus avec une infirmière dévoué qui passe son temps à n’emmener le petit dès qu’il gémit avec toute la bienveillance du monde. J’ai ordre de ne pas me lever et de ne même pas essayer de le saisir dans son berceau.Une infirmière pour deux dames. Elle s’occupe de tout (sauf de l’allaiter). Le lendemain matin, je monte en chambre, ‘ben oui en marchant’ et on me lâche avec mon bébé ‘les couches sont là’. Euh? comment on change une couche (y avait du challenge, c’était des couches lavables). Tout un coup ça me semble dur, mais le papa arrive. Moi j’ai le droit de me lever mais je suis quand même handicapé parce qu’on m’a ouvert le ventre la veille. Le soir le papa part. L’auxilliaire de puériculture vient faire un dernier tout de garde en précisant que la nuit il n’y avait qu’une sage femme pour un trop gros nombre de dame et qu’il ne fallait appeler qu’en cas extrême (ton bébé se met à parler en latin et sa tête tourne à 360°). Moi je sais pas pourquoi, la fatigue, la douleur, les émotions positives, la trouille, enfin bref, mes yeux débordent un peu… elle me propose bien le passage d’un psy? un samedi soir? Alors qu’au fond, c’est pas grave, des fois on a juste besoin de pleurer un coup.

    1. Ah oui, il y a du niveau dis donc !! Non mais tu ne crois pas que si on était pas affaiblie par l’accouchement (et je n’image pas la césarienne !!), ils n’oseraient pas un quart de ce qu’ils osent, ils se prendraient trop de retours !! Je suis d’accord avec toi sur le rôle des hormones (quand j’y pense moi aussi je suis d’humeur changeante à certains moments de mon cycle ^^) mais clairement après l’accouchement cela n’explique pas tout 😉

  26. J’adore ta description de la grossesse ! Il est évident que Michel passerait sa journée au lit à se plaindre et à attendre que la deuxième partie du couple (et également instigatrice du truc quand même) le serve avec le sourire…
    Et tu ne parles que d’une primipare, parce que quand Michel récidive, quand il n’a pas compris la leçon et redémarre une aventure, il faut en plus qu’il gère le (ou les) microbe(s) précédent(s).
    Et quand Michel rentre, tout le monde lui dit qu’il doit se reposer, mais il doit aussi s’occuper de tout le reste dans le foyer (bah oui, il est en « congé » il n’a que ça à faire pendant que bébé dort).
    Tout ça pour dire que très sincèrement je ne crois pas avoir été « touchée » par un baby blues hormonal, mais parfois par un gros ras le bol bien culpabilisant, oh oui !

    1. Tu as raison, on devrait continuer les aventures de Michel !!
      Et le « mais enfin, repose toi pendant que le bébé dort ?! » suivi du « Ah mais tu n’as pas lavé ma chemise ? » on l’a toutes entendu je crois … Bref, vis ma vie de Maman 😉
      Merci en tout cas pour ton passage ici !

  27. Vu sous cet angle !
    Il est vraiment génial cet article. Tu as tout a fait raison, les hormones ont peut être une petite part à jouer mais il n’y a pas que ça !
    Je valide l’expérimentation sur les hommes 🙂
    Nous sommes à une époque ou on nous en demande tellement !
    Enfin, merci pour cet article.

    1. Merci 🙂 Mais oui, quand est-ce qu’on organise un VRAI vis ma vie de femme, pour tous les hommes !! Plutôt que de faire Patron incognito, juste « femme incognito » ou on travestirait les mecs d’une entreprise en nana pour quelques jours … Non mais on tient un concept là non ?!

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